Le tchikoumbi de Loango uni au Vaudou de Ouidah
02-09-2007

ImageAprès la journée de l’abolition de la traite négrière, célébrée le 11 mai 2006 en France, le Congo a célébré le 27 mai 2006, à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, la journée culturelle de jumelage des civilisations Loango (Congo), incarnée par le tchikoumbi, et de Ouidah (Bénin) symbolisée par le vaudou.

La cérémonie s’est déroulée au village Loango, à une quinzaine de kilomètres de Pointe-Noire, sur l’ancien site d’embarquement des esclaves vers l’Amérique.

Tout a commencé par la visite de la stèle effondrée, symbolisant ce drame qu’a connu l’Afrique, construite à l’époque coloniale, et qui attend toujours d’être réhabilitée. Le royaume de Loango et sa capitale furent, pendant près de trois siècles, parmi les principaux centres de la traite négrière et du commerce en général. On estime que sur 15 millions d’Africains, 10 millions seulement ont atteint les rivages d’Amérique et sur ce nombre, 30 à 35% ont quitté le continent, à partir de Loango et de la côte de l’Angola.

Loango au Congo, de Ouidah au Bénin, sont deux sites de captifs de l’esclavage qu’a connu l’Afrique, seule le retour aux valeurs culturelles intrinsèques peut demeurer la voie de sortie du sous développement dramatique qui dénature et corrompt les deux sociétés et les peuples congolais et béninois.

Cette journée dont la stratégie a mis en exergue le Congo, le Bénin dans le prélude d’une jumelage virtuel de Loango au Congo et de Ouidah au Bénin, collectivités locales présentant des caractéristiques historiques, culturelles et économiques identiques, le culturel et l’histoire étant indissociables.

MEDIAF, le 15/06/2006