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Culture et Civilisations Version imprimable Suggérer par mail
02-09-2007

Nouveaux acquis de l’historiographie africaine

Auteur : Théophile OBENGA

L’historiographie est la description raisonnée des divers moments du savoir historique, conquis de façon progressive, étape par étape, grâce au labeur des générations, au fil du temps. Chaque moment participe ainsi au développement des connaissances, soit au niveau de la méthodologie, soit à celui de l’épistémologie, de l’interprétation sérieuse des faits du passé humain, - ce qui est l’objet même de l’histoire.

Avec la rédaction d’une Histoire générale de l’Afrique sous les auspices de l’UNESCO, l’historiographie africaine moderne connaît de rapides progrès. C’est que l’UNESCO travaille de manière ouverte. Elle a constitué un Comité scientifique international pour l’élaboration de cette histoire globale du continent africain. L’esprit de l’entreprise recommande impérativement de considérer l’Afrique de l’intérieur ; d’être attentif aux idées et aux civilisations, aux longs temps des sociétés ; de faire connaître les valeurs de la tradition orale, les multiples formes de l’art nègre, etc.

Ces principes de travail ont permis au Comité scientifique international de proposer à l’UNESCO l’organisation de colloques, de rencontres entre spécialistes, pour débattre de certains problèmes historiques africains, particulièrement complexes.

L’intéressant pour l’historiographie africaine, c’est que l’UNESCO publie les communications et les débats de ces colloques et rencontres, constituant ainsi une documentation historique de grande valeur avec la collection intitulée Histoire générale de l’Afrique. Etudes et documents.

Il est difficile désormais de ne pas faire cas de ces études et documents, étant donné leur importance sur le plan de la critique historique.

Le premier volume de cette collection historiographique couvre deux symposiums, l’un sur le peuplement de l’Egypte antique, l’autre sur le déchiffrement de la langue méroïtique : Le peuple de l’Egypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique. Actes du colloque tenu au Caire, du 28 janvier au 3 février 1974, Paris, Unesco, 1978, 137 pages.

Des questions ardues concernant l’appartenance anthropologique (la race) des anciens Egyptiens, la parenté linguistique génétique de la langue pharaonique, du copte et des langues négro-africaines modernes, le déchiffrement de la langue méroïtique (le méroïtique se lit mais ne se laisse pas comprendre jusqu’ici), les liens culturels entre la vieille Egypte et le reste de l’Afrique noire, furent largement et techniquement discutées au cours de ce colloque du Caire par des égyptologues de toutes spécialités, venus de plusieurs coins du monde.

Au lieu de continuer de « bavarder » comme si le colloque du Caire n’avait pas eu lieu, nous avons mis sur pied trois équipes, à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, pour travailler dans le sens des recommandations du Caire.

C’est ainsi que le Professeur Dominique Ngoie-Ngalla a débuté une importante enquête sur les vestiges paléo-africains dans l’iconographie égyptienne et leur signification historique : babouin, peau de léopard (« panthère »), habillement, insignes du pouvoir souverain, etc.

Il existe comme une base commune de la royauté africaine. Nous la saisissons presque à l’état pur au royaume antique de Kouch, en Nubie, -le pays au sud de l’Egypte des Pharaons.

Au royaume de Kouch, donc, la succession au trône était matrilinéaire. C’est-à-dire qu’en règle générale, les rois ne transmettaient pas le trône à leurs propres fils mais plutôt aux fils de leurs sœurs. Dans le récit de son couronnement, le roi kouchite Espelta (593-568 avant notre ère) fait mention de ses ancêtres maternels sur sept générations (Stèle Caire JE 48866). Le roi de Kouch était élu. Dieu suprême de tout le pays, Amon de Napata parlait par la voix d’un oracle pour autoriser l’investiture du candidat convenable. Le pouvoir souverain était assumé avec l’aide des dieux tribaux, nationaux. Après son ascension au trône à Méroé, le roi entreprenait habituellement un « voyage du couronnement ». Il devait d’abord se rendre à Napata et de là à Kawa et Tebo. Dans chaque localité, sur sa route, il devait se présenter lui-même aux dieux. Il recevait d’eux les attributs et symboles de la souveraineté et du pouvoir. Par ailleurs, le roi de Kouch était le détenteur effectif de la fonction considérable de premier serviteur de dieu. Il était par conséquent le plus haut placé de la gent sacerdotale et, théoriquement, le seul prêtre et associé des dieux. Amon était le « dieu des rois de Kouch » (Stèle Caire JE 48866). Le roi (« qore ») venait à la tête de l’Etat. Son insigne officiel était un bonnet qui tenait bien la tête. Deux serpents sacrés étaient attachés à ce bonnet qu’encerclait un diadème avec des bouts pendants.

On retrouve tous ces éléments de la royauté kouchite au royaume de Loango par exemple : succession matrilinéaire, élection par un Conseil de Notables (fumu) , autorisation des dieux nationaux (bakisi si), voyage du couronnement, serpent sacré, caractère divin du personnage royal, bonnet, sceptre, anneaux, bracelets, etc.

Une enquête a par conséquent été organisée sur la royauté négro-africaine, en partant de la Vallée du Nil égypto-nubienne, en questionnant de façon rigoureuse l’héritage pharaonique et kouchitique, en étudiant de manière précise les textes eux-mêmes. Il y a comme une base commune fondamentale de la royauté africaine qu’il faut bien examiner, dégager, historiquement.

La troisième enquête, toujours en conformité avec les recommandations du colloque international du Caire, porte sur la linguistique comparée « pour établir toutes les corrélations possibles entre les langues africaines et l’égyptien ancien » (Colloque du Caire). C’est un travail très technique, mais décisif pour affirmer la communauté sociale et historique entre l’Egypte pharaonique et le reste de l’Afrique noire : « Sur la question de l’unité ethnique, c’est avant tout la langue qu’il faut interroger ; son témoignage prime tous les autres ». (Ferdinand de Saussure).

Cette troisième enquête, conduite par nous-même, est suffisamment avancée. Elle montre, de façon méthodique, que toutes les langues négro-africaines modernes et l’égyptien ancien forment une seule famille linguistique : le Négro-égyptien. Ce qui amène à conclure à un ethnisme primitif, dont toutes les nations nègres, depuis l’Egypte pharaonique, sont, par filiation sociale, les héritières plus ou moins directes.

Ethiopiques numéro 27, revue socialiste de culture négro-africaine, juillet 1981

 

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Le royaume de Loango, au Congo-Brazzaville, a de nouveau un roi
AFP, Brazzaville, 13 novembre 2000

La dynastie des Rois régnants au Royaume de Loango
Histoire et tradition, Simbou Vili

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